Le film de l’année est japonais, et signé Eastwood.
Comment rendre un film de guerre intimiste ? arrêter de faire croire à tout le monde que les soldats sont des héros, que la guerre fait naître du beau, et que les soldats peuvent y devenir des héros. Eastwood signe à mon avis le film américain qui raconte le mieux le japon dans la guerre de 39-45, et montre pour une fois sans caricature le véritable esprit qui anima les soldats nippons. Un film où pour une fois on essaie de comprendre. Ici, on est soldat. Et on est japonais.
Détail amusant, le film est coproduit par Steven Spielberg, qui voit ici pourtant naître son anti-”Qui veut sauver le soldat Ryan”.
Clint Eastwood dit admirer le cinéma de Kurosawa. Ce dernier, qui était considéré par ses contemporains comme un japonais faisant du cinéma occidental, a vu naître aujourd’hui son alter-égo : Eastwood le “gaijin”, cinéaste japonais.
